Les différentes lois cantonales prônent toutes, à divers titres, une action partenariale entre les familles et l’Institution scolaire. La volonté est manifeste sur le papier, elle se concrétise dans bien des endroits au niveau de la classe, mais reste souvent un vœu pieu au niveau de l’établissement scolaire et des autorités cantonales. L’opportunité de créer des CEt doit être l’occasion de la mise en œuvre de ces intentions.
Bon nombre d’enquêtes internationales ont fait la preuve que l’efficacité des systèmes d’éducation dépend largement de leur adéquation avec les attentes de la population et de la confiance dont ils jouissent. Cette cohérence et cette confiance ne se décrètent pas mais s’acquièrent dans le long terme. La mise en place de CEt véritablement constructifs ne peut qu’y contribuer.
Considérant les besoins du terrain, notamment dans l’accompagnement des enfants en difficultés, il est à remarquer que l’implication et la responsabilisation des parents vont de paire avec la compétence de communication et l’action éducative des enseignants. Cette action conjointe facilite l’accès aux apprentissages et à la formation professionnelle.
Ainsi, pour que l’école puisse répondre aux objectifs de la Déclaration de 2003 de la CIIP et aux différentes lois cantonales, qui toutes lui assignent un devoir d’interaction constructive avec les parents d’élèves et les collectivités locales, pour que l’école puisse aussi assurer une cohérence dans l’action et un climat scolaire favorable aux apprentissages, la FAPERT est d’avis qu’un Conseil d’établissement digne de ce nom doit être organisé avec une véritable légitimité et de véritables compétences.
Nous vous présentons un tour d'horizon dans les différents cantons :